Edito: Soyons Zen
La vie d'un club de football est faite de hauts et de bas qu'il appartient au staff de gérer de manière optimale pour faire
durer les "hauts" et atténuer la durée des "bas". Or, au même moment, certaines équipes sont sur un nuage ou en
pleine ascension tandis que d'autres se trouvent au creux de la vague.
Dans la spirale positive, on trouve actuellement les Cadets B, seuls leaders de leur série, les Vétérans, co-leaders de
la leur, les Minimes B et les Juniors, tous deux dans le groupe de tête de leur série, les élèves de Michel Curvers
affichant même la meilleure attaque et la meilleure défense de la série. On aurait pu, on aurait dû inclure dans cette
liste les Scolaires B qui partageaient la première place du classement avant de déclarer forfait faute de combattants!
Comment une équipe qui joue la tête peut-elle ainsi montrer aussi peu de motivation? D'autant que certains éléments
ont déjà reçu leur chance en Provinciaux. Jeudi, à l'entraînement, 3 joueurs du noyau B étaient présents. Ils étaient
encore 20 auparavant. Nous allons donc questionner les absents et tirer cette histoire au clair dans les plus brefs
délais car il serait regrettable de devoir retirer l'équipe de la compétition.
Dans la spirale négative, s'enlisent pour l'instant les Scolaires provinciaux, l'équipe A et l'équipe B. La déception, les
insatisfactions que l'accumulation de mauvais résultats provoque tant dans les rangs des joueurs que dans le chef
des entraîneurs ou délégués, ont tendance à créer un climat délétère susceptible de retarder le redressement
attendu.
Dans ce genre de situation, il importe de garder la tête froide, d'analyser la situation avec lucidité et de mettre surtout
l'ccent sur les points positifs quitte à écarter les esprits chagrin qui n'ont que la critique à la bouche. Car il y a des
explications aux difficultés rencontrées par ces trois équipes.
Les Scolaires provinciaux font leur apprentissage dans une division supérieure où militent des équipes aguerries par
une ou plusieurs années à ce niveau. Dans un club comme Liège, les joueurs montent de catégorie d'âge en restant
au même niveau. Leur équipe est composée de scolaires provinciaux et de cadets provinciaux de l'an dernier.
D'autres équipes, comme Lambermont, déjà en scolaires provinciaux la saison dernière, se sont renforcées en
recrutant les meilleurs éléments de clubs avoisinants. Nos scolaires provinciaux sont composés pour moitié de
l'équipe championne en supérieurs et pour l'autre moitié des meilleurs éléments d'une équipe de cadets qui n'avait
pas livré une excellente saison lors du défunt championnat.
Peut-on dans ces conditions s'étonner d'un début difficile? N'est-il pas raisonnable de n'attendre notre équipe qu'au
second tour? Quel autre but que le maintien pouvions-nous envisager? Peut-être notre premier match, à
Lambermont, l'actuel leader, où nos jeunes avaient superbement remonté un handicap de deux buts avant de
s'écrouler sur un superbe tir lointain qui, pour le même prix n'aurait pas trouvé la lucarne, nous a t-il fait trop espérer?
La réalité, c'est qu'en dépit de leur courage et d'un talent naissant, nos jeunes ont encore beaucoup à apprendre au
niveau provincial. Chaque semaine appporte donc logiquement son lot d'erreurs. Celles-ci sont certes à corriger mais
dans un état d'esprit positif: les joueurs qui les commettent ne doivent pas se sentir dépréciés. Dans tous les
secteurs d'activité, et particulièrement dans les sports, les meilleurs ont bâti leur carrière en venant à bout de leurs
propres défauts. De même qu'un entraîneur a besoin de la confiance de ses dirigeants, les joueurs ont besoin de la
patience et de la confiiance de leur entraîneur. Le maintien est d'ailleurs toujours possible. Nous ne sommes pas les
derniers, ni les seuls à ne compter encore qu'un point mais nous avons déjà rencontré Lambermont et Liège, les
deux premiers, Elsaute, quatrième et Waremme, sixième. Seul, parmi nos adversaires, Hannut est une équipe de
milieu de classement. Si nous sommes prêts à l'heure de rencontrer nos rivaux directs, l'objectif de la saison sera
atteint.
Le problème de l'équipe A est un peu différent. Par rapport à l'an dernier, c'est une toute nouvelle équipe qui doit
apprendre à jouer ensemble. Mettons-nous un instant à la place des joueurs anglophones qui ont débarqué chez
nous dans l'espoir de mener en Europe une carrière de joueurs professionnels, ce qui constitue aussi le rêve de
nombreux joueurs belges.
Ils doivent non seulement s'adapter à de nouvelles conditions d'existence, loin de leurs bases, non seulement à de
nouveaux équipiers mais aussi à un tout autre football que celui pratiqué dans leur pays d'origine. Un temps
d'adaptation est d'autant plus nécessaire que la vie en internat et la reprise des cours universitaires complique
quelque peu leur existence déjà parsemée de multiples petites tâches quotidiennes.
Mettons-nous aussi un instant à la place des joueurs locaux qui cherchent aussi une place au soleil et ne sont pas
forcément plus favorisés dans la vie en dépit de la proximité de leur famille. De ces deux groupes humains, le
Président et les entraîneurs ont la responsabilité de faire une équipe soudée dans laquelle chacun puisse s'intégrer
harmonieusement.
Ce n'est pas facile et ce n'est d'ailleurs possible que si, de part et d'autre, on évite tout sentiment d'injustice. Chacun
doit être persuadé qu'il n'y aura de favoritisme ni dans un sens, ni dans l'autre, que les meilleurs seront alignés et
donc que les efforts nécessaires pour le devenir seront récompensés le cas échéant.
Mais il en faut plus encoe pour souder un groupe. On pourrait peut-être organiser des activités de loisirs communes
au sein du club. Les francophones pourraient faire l'effort d'y participer, les anglophones de parler français. Au delà
des itinéraires différents qui les ont tous conduits à Montegnée, les joueurs auraient ainsi l'occasion de découvrir
qu'ils ont tous des points communs. Les trajets, par exemple, devraient être éffectués dans des voitures réunissant
anglophones et francophones et non séparément. Des repas et des fêtes en commun seraient aussi de nature à
faciliter l'intégration.
La saison de Montegnée sera à l'image de l'ambiance qui règnera au club parce que l'envie de gagner, la volonté de
se batttre pour réparer une erreur d'un camarade est à ce prix. Si on n'aime pas le club, si on se demande où on est
ombé et ce qu'on fait, on peut certes jouer un match mais pas aller chercher au fond de soi ce petit plus qui fait la
différence.
Le problème de l'équipe B est encore différent. De tous les entraîneurs, Toni Iafrate est confronté à la tâche la
plusdifficile. Après d'excellents résultats en Coupe de la Province, dont 2 contre des P3, et deux victoires d'entrée dans
le championnat, l'équipe B accuse quatre défaites consécutives pour des raisons chaque fois différentes.
L'entraîneur de la P4 n'a pas, comme les autres, la possibilité d'aligner une équipe-type. Son noyau de base est déjà
composé de deux types de joueurs : des gars d'expérience dont la motivation consiste à encadrer les jeunes et des
élements plus jeunes, ayant à peine dépassé l'âge de jouer en juniors qui espèrent, à plus ou moins court terme,
rejoindre le noyau A.
A ce noyau s'ajoutent tantôt des juniors qui ont disputé une mi-temps ou un match entier la veille, tantôt des joueurs
du noyau A en manque de temps de jeu. Le coach n'a pas la possibilité de refuser ces renforts qui s'avèrent d'ailleurs
précieux quand ils sont motivés mais, par conséquent, des joueurs du noyau B se retrouvent sur le banc ou sont
retirés de la sélection. L'entraîneur n'y peut rien et il n'a même pas le choix puisqu'il doit aligner les joueurs du noyau
A à leur place naturelle, ce qui entraîne l'éviction des titulaires de ces postes dans le noyau B.
Notez qu'un match amical en semaine est précisément prévu pour faire jouer les Juniors et membres des noyaux A et
B qui n'auraient pas disputé un match complet le week-end. Il est donc inutile et malsain d'entretenir un climat de
contestation à propos d'une sélection. Le système ne changera pas et il risque de se retourner contre les
contestattaires car l'esprit d'équipe est primordial dans le foot.
Il n'y a pas de problème de fond dans l'équipe B. Elle a perdu contre Ans parce que les juniors alignés en défense
aviaient joué un match entier la veille et n'avaient plus assez de jus pour répondre aux accélérations d'un adversaire
très rapide. Au Sart Tilman, elle perdu contre plus fort après 45 minutes de résistance. A Lanaye les deux buts
encaissés sont dus à la fringale provoquée par le Ramadan et contre Grâce-Hollogne, seule la malchance nous a
privés de la victoire.
Le seul point commun négatif réside dans l'état d'esprit prompt aux critiques et rétif aux remises en question
personnelles ainsi que dans la manière de communiquer, à la manière des petites cylindrées italiennes qui montent
très vite dans les tours. Jusqu'ici, rien d'irrémédiable. Ne pas supporter la défaite est aussi une qualité...à condition
de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain.